Centre de Ressources Illettrisme

L'illettrisme

Les représentations au fil de l'histoire

A l'origine, les illettrés sont considérés comme des miséreux, des pauvres, ou des ignorants, ne maîtrisant rien dans le corps, la pensée ou la vie.

Puis, ils sont perçus comme des handicapés présentant une situation de manque individuel, de carence proche de la maladie ou de la débilité légère. Ils peuvent apparaître violents voire délinquants.

On les identifie aussi à d'anciens ouvriers progressivement déqualifiés puis disqualifiés et finalement devenus des chômeurs.

Ils deviennent parfois des contestataires manifestant des résistances collectives pour des raisons culturelles ou des oppositions individuelles à des apprentissages.

Aujourd'hui, ils sont assimilés à des exclus. Ils peuvent même représenter un frein pour la compétitivité économique.

Les chiffres en Champagne-Ardenne

Plus de 100 000 adultes de 18 à 65 ans sont en situation d'illettrisme (INSEE, enquête IVQ2004). Cela représente 15 % de la population de cette tranche d'âge contre 13% au niveau national.

Plus de 4 adultes sur 10 en difficultés avec les savoirs de base ont plus de 50 ans. Les séniors représentent plus de 40 % des champardennais de 18 à 65 ans concernés par cette problématique.

Les hommes (17 %) rencontrent plus souvent que les femmes (12 %) des difficultés face à l'écrit.

Les jeunes sont aussi touchés très fortement par ce phénomène avec 9 % en région contre 6 % en France métropolitaine.

Les moyens en Champagne Ardenne

Un réseau institutionnel (les Ateliers de Formation de Base) avec 15 sites de formations répartis dans les quatres départements. Un réseau informel constitué d'environ 60 associations qui agissent dans le domaine culturel ou dans l'urgence caritative.
Retrouvez le réseau d'acteurs en consultant la cartographie des services sur le site ANLCI

Un centre de ressources régional de lutte contre l'illettrisme animé par une équipe aux missions d'information, d'animation et de professionnalisation.
Une coordination régionale assurée par le chargé de mission régional au SGAR ; la chargée de mission à la DRTEFP; les coordonateurs départementaux dans les DDTEFP.